jeudi 23 juin 2016

L'américain Salesforce réaffirme son ancrage en France

LesEchos.fr 23/06/2016

L'éditeur californien, spécialiste du cloud, ouvre un « data center » en région parisienne. 

Le projet était sur les rails depuis deux ans. C'est désormais officiel. Salesforce doit annoncer ce jeudi l'ouverture de son premier « data center » en France, son troisième en Europe après ceux installés au Royaume-Uni et en Allemagne.

L'éditeur de logiciels reste discret sur la localisation (région parisienne) et les investissements. Mais l'événement est important, car il marque une nouvelle étape dans le développement du californien en Europe - et dans l'Hexagone en particulier. « Salesforce rencontre un succès phénoménal en France. Et nous sommes très heureux d'augmenter nos investissements localement avec ce nouveau "data center" », commente Olivier Derrien, patron de la filiale française et vice-président Europe centrale et Sud.

L'annonce devrait être faite à l'occasion du Salesforce World Tour, un événement dédié aux partenaires, clients et prospects du groupe qui fait halte à Paris ce jeudi. Plus de 10.000 personnes devraient y participer. Présent lors des deux dernières éditions, le pdg, Marc Benioff, sera absent cette année. C'est le cofondateur de Salesforce, Parker Harris, accompagné du français Alex Dayon, directeur produits, qui assureront le show. Les deux dirigeants ne manqueront pas de rappeler l'attachement du groupe à la France.

L'an dernier, l'éditeur de logiciels, qui conçoit des applications de marketing et de ventes disponibles dans le cloud, avait annoncé l'ouverture d'un deuxième centre de recherche à Paris, après celui installé à Grenoble.

jeudi 2 juin 2016

Avec Demandware, Salesforce fait un pas de géant dans l'e-commerce

LMI du 01/06/2016

Le spécialiste du CRM en mode SaaS Salesforce.com a mis la main sur l'éditeur de solutions e-commerce Demandeware pour 2,8 milliards de dollars. Un bon moyen pour lutter à armes égales contre d'autres ténors du marché au premier rang desquels SAP et Oracle. 

 La dernière acquisition en date de Salesforce.com est loin d'être anecdotique. Elle est même conséquente puisque le géant des solutions de gestion de la relation client cloud a mis la main sur Demandware et ses offres e-commerce pour la bagatelle de 2,8 milliards de dollars. Un rachat que n'a pas manqué d'encenser Marc Benioff, CEO de Salesforce.com : « Demandware est une incroyable société, leader cloud dans un marché du e-commerce à plusieurs milliards de dollars. Avec Demandware, Salesforce sera bien positionné pour fournir le commerce du futur en tant que brique de notre plateforme Customer Success », a expliqué le dirigeant dans un communiqué. Suite à ce rachat, Demandware sera intégré au portefeuille de solutions Salesforce sous l'appellation Commerce Cloud.

jeudi 26 mai 2016

Salesforce propose un service de chat vidéo aux entreprises

Salesforce a annoncé hier la disponibilité d'un service cloud de chat vidéo à deux voies. L'outil, destiné à des actions de support, permet à chaque interlocuteur de voir son correspondant en direct.

Surnommée Service Cloud Lightning Snap-ins, la dernière offre de Salesforce permet aux entreprises de toutes tailles de profiter des fonctions de support du Service Cloud de l’éditeur et de les insérer dans leurs sites Web ou dans leurs applications mobiles. Celles-ci peuvent ajouter facilement des capacités de gestion de cas et de chat en direct à leurs applications mobiles et Web. Une fonction « tap-to-call » (Tapez pour effectuer un Appel) est également disponible sous Android et iOS. Pour ce qui est du module de chat vidéo à deux voies, il permet aux clients et aux agents de se voir pendant le chat. Un client peut également utiliser la caméra frontale de son smartphone pour montrer à l'agent d’intervention le problème rencontré. « Aujourd'hui, les clients attendent un service intelligent, personnalisé et rapide, quels que soient le produit et la marque », a déclaré Mike Milburn, directeur général et vice-président de Service Cloud.

mardi 5 avril 2016

Avec le rachat de MetaMind, Salesforce rattrape son retard en deep learning

LMI du 5 avril 2016

Suite au rachat de MetaMind par Salesforce, le fondateur de la start-up devient directeur de la recherche chez le géant du CRM.

Pour être sûr que cette technologie d'automatisation des tâches ne tombe pas dans les mains d’un concurrent, et pour rattraper son retard dans le domaine, Salesforce a racheté le spécialiste en intelligence artificielle MetaMind. Le géant du CRM a également recruté son fondateur comme directeur de la recherche. Le rachat de la start-up a été annoncé hier.
Selon un message posté sur un blog par le fondateur de MetaMind, Richard Socher, Salesforce va intégrer la technologie de MetaMind à ses propres services pour ajouter de nouvelles capacités de personnalisation et d’automatisation du marketing. « Nous allons étendre les capacités en science des données de Salesforce en intégrant notre technologie d’apprentissage profond (deep learning) à la plate-forme de Salesforce », a notamment écrit le fondateur. Sur sa page Web personnelle, Richard Socher apparaît désormais avec le titre de chercheur principal chez le géant de la gestion de la relation client (CRM).

jeudi 4 février 2016

Avec Spring 16, Salesforce unifie son interface CRM à travers Lightning

LMI du 03/02/2016

Avec une interface unifiée qui s'appuie sur la plate-forme Lightning, les mises à jour de Sales Cloud et Service seront livrées cette semaine par Salesforce.com. L'éditeur a déjà intégré l'application d'élaboration de devis rachetée en décembre avec SteelBrick.

En juin 2016, Salesforce.com livrera la 50ème version de sa plateforme de gestion de la relation client en mode SaaS, mise à jour trois fois par an. En attendant cette Summer 16, l’éditeur californien livre à ses clients sa 49ème mise à jour, la Spring 16, qui arrive le 5 février. Elle arbore comme prévu une interface revisitée à travers la plateforme Lightning. Présentée l’an dernier, celle-ci permet d’apporter aux utilisateurs une expérience unifiée sur les différentes applications de Salesforce. Il s’agit d’une plateforme de métadonnées multitenant sur laquelle Lightning App Builder permet de bâtir des applications mobiles Salesforce1 personnalisées avec des outils de type point & click. Les partenaires de l’écosystème de Salesforce complètent l’ensemble en développant sur Lightning leurs propres composants mis à disposition sur la marketplace Exchange. Il peut s’agir de simples enrichissements de l’interface utilisateur ou bien de microservices, rappelle l’éditeur.
Sur Sales Cloud, l’application principale de Salesforce destinée aux équipes commerciales, la version Spring 16 intègre déjà la solution SteelBrick CPQ (« Configure, price, quote »), rachetée en décembre dernier. Ce logiciel permet d’établir des devis pour adresser aux prospects des propositions chiffrées. Il inclut des fonctions de configuration de produits. En complément, les commerciaux disposent maintenant avec Lightning Voice de fonctions de communication pour appeler rapidement leurs clients : appels automatiques, click-to-call, transfert d’appels.

jeudi 24 décembre 2015

Salesforce s'offre SteelBrick et ses outils de devis et facturation

LMI du 24/12/2015

Salesforce.com va verser la somme de 360 M$ en actions pour acquérir l'éditeur SteelBrick, spécialisé dans le développement de solutions quote to cash (tarification, devis, facturation) après avoir investi dans cette entreprise par l'intermédiaire de son fonds Ventures.

Salesforce.com vient d’acquérir SteelBrick pour la somme de 360 M$ en actions. Basée San Mateo (Californie), cette start-up développe sur la plateforme de Salesforce des solutions de CPQ (Configure, Price, Quote) pour les PME permettant de configurer une offre commerciale, d'établir tarification et devis. Les applications natives à la plateforme de Salesforce permettent aux utilisateurs de cette dernière d'ajouter des fonctions à leurs outils de CRM en limitant les efforts d'intégration. La transaction devrait être finalisée d’ici fin avril. Les apps de SteelBrick automatisent une grande partie du processus allant de la définition des exigences du client jusqu’à à la perception des paiements. Le Japonais Mitsubishi Electric figure parmi ses clients, ainsi que Cloudera et Nutanix, deux voisins de la start-up basée dans la Silicon Valley.

Des apps natives pour identifier de nouveaux marchés

La plate-forme cloud de Salesforce délivre ces apps natives dans un environnement captif dans lequel des startups comme SteelBrick permettent d'identifier de nouveaux marchés ou de développer des fonctionnalités supplémentaires en fonction des besoins des clients. Mais en même temps, cela représente aussi un risque pour Salesforce si les startups décident de porter leurs outils vers des solutions de CRM concurrentes.
La firme de Marc Benioff croit depuis un certain temps à la valeur ajoutée des solutions de SteelBrick pour sa  plate-forme. Il y a quelques mois, elle avait annoncé une prise de participation dans la start-up via sa branche d'investissement Salesforce Ventures. Godard Abel, le CEO de la jeune pousse, a indiqué qu'il  allait continuer à proposer les mêmes services suite à cette l'acquisition.

mardi 15 décembre 2015

Apprentissage machine : Salesforce s'empare de MinHash

LMI du 15/12/2015

Salesforce.com a mis la main sur MinHash, une start-up qui utilise l'apprentissage machine pour identifier les tendances et développer des campagnes marketing.

Tout le monde le sait, le marketing est un gros consommateur de big data. Et en ce sens, le rachat de MinHash par Salesforce.com n’est pas très surprenant. Fondée l'an dernier, la minuscule start-up de quatre personnes a utilisé la science des données pour analyser et comprendre l'évolution des tendances. Les termes de l’acquisition, annoncée hier, n’ont pas été divulgués. « En tant que n° 1 mondial du CRM, l'éditeur va continuer à entretenir sa passion pour la recherche, la science des données et l'apprentissage machine à une échelle beaucoup plus large » indique le site de MinHash sur lequel a été annoncée la nouvelle du rachat. La plateforme MinHash sera fermée le 21 janvier 2016. Pour l’instant, Salesforce.com a juste confirmé que l'équipe de MinHash serait intégrée à Salesforce, sans fournir d’autres détails sur l’acquisition.
Selon MinHash, son produit phare, l’assistant de marketing virtuel AILA, est « un champion du marketing multimédia entièrement basé sur l’AI ». En substance, il soulage les marketeurs de la lourde tâche d’analyse des milliers de messages postés sur les réseaux sociaux, de suivi des mots-clés indiquant de nouvelles tendances et des messages sociaux types. Il évite aux équipes marketing le travail de gestion des workflows et de coordination des campagnes. En effet, la technologie de MinHash s’appuie sur l’intelligence artificielle pour mettre à jour les nouvelles tendances dans les médias et aider les marketeurs à mettre au point et à lancer rapidement des campagnes intégrant textes, images, hashtags et URL.

Un moteur de recommandations au cœur des campagnes marketing

Plus précisément, les algorithmes ingèrent les données collectées dans les médias en ligne et détectent, dans les messages, les mots ou les phrases exprimant des tendances. Dans le même temps, les crawlers trouvent les images et le texte pour composer une campagne créative qui réponde à un message et à un public particuliers. « Les résultats peuvent être importés dans n’importe quel outil de marketing », précise par ailleurs MinHash.
Basée à Palo Alto, Californie, la startup MinHash - dont le nom fait aussi penser à un schéma de hachage bien connu - revendique ses racines chez eBay, Oracle et Stanford. La technologie de MinHash n’est pas le premier moteur de recommandation de son domaine, mais, selon Denis Pombriant, manager principal du Beagle Research Group, « l'utilisation d'un robot pour conduire des campagnes semble intéressante et reflète le futur ».

Protéger les clients des recommandations indésirables

Au cours de la dernière décennie, beaucoup d’entreprises se sont orientées vers la gestion de la relation vendeur (GRV ou VRM) pour protéger les clients de recommandations indésirables, « mais elle a été handicapée par sa complexité », fait encore remarquer Denis Pombriant. « MinHash pourrait permettre d’obtenir des résultats proches du GRV, mais plus simplement », a-t-il ajouté. « Si l’on peut identifier dans la demande que tel produit correspond exactement à tel client, alors on ne dérange plus les gens - on devient un conseiller de confiance », a expliqué le manager. « Il y a beaucoup à faire dans ce domaine, mais il semble que les intuitions sont justes ».
En septembre, Salesforce a dévoilé un produit « d’intelligence relationnelle » résultant de l'acquisition de RelateIQ, bouclée l'année dernière. Plus tôt cette année, le fournisseur avait acquis la start-up Tempo AI, qui a développé un calendrier caractérisé - une fois n’est pas coutume - « d’intelligent. »